Dépistage précoce des troubles cognitifs
Les outils que doit connaître le médecin traitant
Docteur Patrick FOURNIER
Centre hospitalier de Lens
Service de gériatrie
Route de la Bassée
62000 LENS
Les enjeux du dépistage
900 000 démences d’Alzheimer et apparentées selon l’étude Paquid, des chiffres impressionnants et un véritable enjeu pour le généraliste.
En moyenne, une quinzaine de patients suivis par généraliste et quatre nouveaux cas par an.
Il est bien démontré que plus le dépistage est précoce plus le traitement retardera l’évolution de la maladie.
Même à un âge très avancé, il ne faut pas hésiter à dépister et à traiter car le retentissement de la maladie sur la personne et ses proches est considérable.
La prévalence de la maladie augmente avec l’âge et il faut après 75 ans faire du dépistage systématique.
Un véritable problème de santé publique et une nécessité de renforcer la recherche
La maladie d’Alzheimer a été en 2007 une cause nationale au vue de l’importance de son retentissement social mais aussi des répercussions financières.
La recherche est donc favorisée et permettra probablement dans les années à venir une plus grande efficacité des thérapeutiques.
Quatre outils de repérage simple qu’il faut connaître
L’IADL
C’est le retentissement des troubles cognitifs sur les activités de la vie quotidienne. Quatre questions permettent de repérer des individus à risque et donc de sélectionner des patients nécessitant un bilan.
Le test de l’horloge
Simple, rapide avec un crayon et une feuille de papier
On repère là encore des dysfonctionnements surprenant qui peuvent nous interroger.
Le MMS
C’est un outil de repérage global qui permet un dépistage des grandes fonctions cognitives (mémoire, phasie, praxie, gnosie, jugement). Sa passation est un peu plus longue (15 à 20 minutes) mais permet de repérer et d’assurer un suivi.
La méthode de passation est bien décrite et doit être totalement respectée pour être fiable.
Les 5 mots de Dubois
Outil complémentaire un peu plus fin pour repérer le patient Alzheimer et vérifier si l’indiçage permet oui ou non d’améliorer la mémoire.
En conclusion :
- Les outils de dépistage, leur utilisation, pour qui, à quelle fréquence, pour repérer quoi.
- Ne pas tout mettre sur le compte de la vieillesse.
- Les examens complémentaires minimum à connaître
- Etre le premier maillon dans la prise en charge des troubles cognitifs, l’enjeu pour le généraliste.