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Conduites addictives de l'adolescent : jeux, web...



Docteur Frédéric KOCHMAN

211 rue du Général Leclerc

59350 SAINT ANDRE LEZ LILLE

 

Selon une enquête récente réalisée auprès de 700 jeunes âgés de 8 à 18 ans, les jeunes sont rivés devant un écran près de … 7 heures et demies par jour ! (Kaiser Family Foundation 2010)

Cette donnée est impressionnante est rend d’autant plus ardue la distinction entre fascination, passion et surtout addiction.

Comme pour toutes les addictions, les spécialistes évoqueront une cyberaddiction à partir du moment où les activités multimédias d’un jeune interfèrent et entravent clairement son fonctionnement social, scolaire, familial quotidien au détriment de son développement et épanouissement psychique et cognitif. Concrètement, nous pouvons prendre l’exemple d’un adolescent totalement accro à un jeu vidéo en réseau (MMORPG), y consacrant des heures par jour et par nuit avec désorganisation du rythme nycthéméral, chute des résultats scolaires puis déscolarisation, retrait social puis familial : le jeune se qualifiant alors de « no life ». Ce terme est d’autant plus troublant que nombre d’intéressés parvenus à cette extrémité présentent des idéations suicidaires…Précisément les idées suicidaires sont 4 fois plus fréquentes chez les adolescents cyberdépendants (Kim 2006).

Nous avons réalisé et publié une étude consacrée à cette nouvelle population de jeunes patients. Cette évaluation révèle un profil à haut risque : adolescent en foyer monoparental, père absent (réellement ou virtuellement), mère dépressive et insuffisamment structurante sur le plan éducatif, situation d’échec scolaire et de fragilité des relations avec ses pairs. Cette étude nous a également permis de clarifier les critères nosographiques de la cyberaddiction (Tableau I).


Selon KOCHMAN F & al.

 

L’étiopathogénie génétique des conduites addictives sera détaillée, notamment l’héritabilité génétique qui est supérieure à 70%.

Néanmoins, la part éducative joue un rôle majeur dans les risques addictifs. Il existe des modes éducatifs extrêmement efficaces pour augmenter les risques d’addiction : élever son enfant sans lui donner de limites, ne pas passer trop de temps à lui apprendre à contrôler ses frustrations, à lui apprendre à attendre, répondre immédiatement à tous ses désirs, ses pulsions. Lui donner en bref tout ce qu’il demande sans poser la structure hiérarchique familial : lui donner l’illusion qu’à la maison c’est lui qui commande et les parents qui obéissent…

Enfin, ne pas trop lui imposer le fait qu’autrui existe : ne pas lui inculquer de notions d’empathie, de respect de l’autre. La différence principale entre l’animal et l’être humain est le contrôle des pulsions par le système cérébral cortical qui est insuffisamment puissant pour contrôler les pulsions, et les besoins sous-corticaux chez les mammifères. En élevant votre enfant de la sorte, vous permettez au cerveau de rester sous l’emprise du sous-cortex, en freinant le bon développement du cortex, notamment frontal.

Enfin, certaines pathologies sont très clairement liées aux risques addictifs. Le médecin se doit donc de rechercher systématiquement ces troubles, car sans leur prise en charge thérapeutique, le contrôle des pulsions addictives associées serait illusoire :

-          Un épisode dépressif majeur, non diagnostiqué chez l’ado en recherchant une tristesse  mais la triade : irritabilité, somatisations, chute des résultats scolaires. Traitement : psychothérapie et si nécessaire antidépresseur sérotoninergique de type fluoxétine (AMM dès 8 ans).

-          Un trouble bipolaire précoce, touchant 1% des ados, se manifestant par des alternances de dépressions et d’accès maniaques brefs. Une histoire familiale de bipolarité est le facteur principal à rechercher. Traitement : thymorégulateur anticonvulsivant de type valproate/valpromide ou un antipsychotique atypique de type risperidone.

-          Une hyperactivité avec déficit de l’attention. L’hyperactivité n’est que rarement présente dans cette classe d’âge, mais le déficit de l’attention, le manque de concentration sont « diagnostiqués » par les enseignants sur le bulletin…Traitement : psycho-éducatif methylphenidate.

 

 

Références :

 

Enquête Kaiser Family Foundation (20 janvier 2010)

http://www.kff.org/entmedia/entmedia012010nr.cfm

 

Kim K, Ryu E, Chon MY, Yeun FJ et al. Internet addiction in Korean adolescents and its relation to depression and suicidal ideations : a questionnaire

survey. Int J Nurs Stud 2006; 43: 185-92.

 

Kochman & al. La cyberaddiction : pathologie des temps modernes. Interpsy.

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